22 juin 2014

Saint-Maur en poche – 6ième édition

Ahhhh ! L'été ! La saison où l'on ressort les lunettes de soleil qui ont végété dans leur étui tout le reste de l'année. Une bonne occasion donc d'aller traîner à la 6ième édition de Saint-Maur en poche, qui, comme son nom l'indique, fête le livre de poche. L'occasion aussi de croiser des gens vus habituellement sur le petit écran. Personnellement, c'est la troisième fois que j'y assiste (la première ici et , la seconde).

Samedi j'ai ainsi pu croiser (et accessoirement dédicacer des œuvres de) :
  • Jussi ADLER OLSEN, venu du Danemark et pour qui j'ai fait l’interprète pour une fan ne parlant pas anglais.
  • Jacques EXPERT, dont je vous conseille la lecture de « La femme du monstre », « La théorie des six » et « Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils » (je n'ai pas lu les autres mais cela ne saurait tarder...
  • Serge LE TENDRE, grand scénariste de bande dessinée à qui j'ai rappelé que « La quête de l'oiseau du temps » avait plus de trente ans ! Et qui partage avec moi une grande inclinaison pour les comics d'Alan Moore « The watchmen » et « V for Vendetta » (qui sont dans ma liste ultime).
  • Paul COLIZE, venu du plat pays et que j'avais rencontré l'année dernière pour l'excellent « Back up ».
  • Maud TABACHNIK, considérée par certains comme la mère du polar français.
  • Gyles BRANDRETH, exubérant britannique qui est à trois poignées de main d'Oscar Wilde dont il a fait le héros de ses livres.
  • Guillaume MUSSO, les fidèles de ce blog s’indigneront, « Quoi ! Cet auteur de soupe ! ». Certes, mais c'était pour faire dédicacer un bouquin pour ma maman. Je devrais même avoir une médaille car le taux d’œstrogène dans la file d'attente dépassait la hauteur de l'Everest !
  • Marek HALTER, qui a autant de barbe qu'à la télé.
  • Sebastian FITZEK, venu de Germanie et qui bien sur apprécie son séjour en France : la bouffe, le vin et le soleil.
Bilan de la journée : 15 livres achetés dont 4 pour offrir (je suis comme ça moi, je n'offre pas de chocolats ni de fleurs, mais livres dédicacés).

Le dimanche, sous un soleil de plomb :
  • Bernard WERBER qui m'a fait une fresque :


  • Igor & Grichka BOGDANOV : 

     Les extra-terrestres sont parmi nous !

  •  José Rodrigues DOS SANTOS, a qui j'ai réussi à placer que Guingamp avait gagné la coupe de France (en cette période de coupe du monde, c'est un exploit).

Bilan de la journée, 3 livres achetés.
 
En résumé : un excellent salon qui mériterait plus de place...et un bar ! Et qui va occasionner des billets dans ce blog.

17 juin 2014

Les opéras de l'espace – Laurent Genefort


De temps en temps, je tente un livre de Laurent Genefort. A part quelques rares exceptions (ici et ici), je suis systématiquement déçu avec en plus le sentiment rageant d'avoir perdu mon temps. C'est encore le cas avec les opéras de l'espace.

Un chanteur d'opéra divo (masculinisation de diva) perd sa voix qui avait été trafiquée par une race mystérieuse : les yuwehs. Il entreprend donc un pèlerinage pour retrouver un représentant de cette race afin qu'il le guérisse.
Il s'en suit donc une liste d'aventures ternes et sans suspense avec des personnages tout aussi ternes. Pourquoi tant de haine ? Les protagonistes ne suscitent pas l'empathie, les écueils auxquels sont confrontés l'équipe sont fades car à chaque fois elle s'en tire très facilement, la morale est on ne peut plus convenue...

C'est peut-être mon incapacité à percevoir le second (et les suivants) degré du récit mais pour moi c'est un livre très dispensable.

15 juin 2014

Futuriales 2014


Encore une fête gâchée par la grève SNCF. Beaucoup d'auteurs étaient absents en raison de cette grève et par sécurité, je n'y suis resté que le matin. Merci SNCF !

12 juin 2014

Ganesha – Xavier Mauméjean


Je l'ai appris récemment (merci noosfere !), Hélios est une collection débutée par Mnémos et qui maintenant est commune à trois éditeurs : Mnémos, les Moutons électriques et ActuSF qui publieront à tour de rôle dans cette collection.

Quand on évoque Ganesha, on pense tout de suite à la rani en sari préparant le cari (les amateurs de mots fléchés comprendront). Plus sérieusement, on pense à la divinité hindouiste à tête d'éléphant. En réalité, le livre nous conte quatre enquêtes menées par Joseph « Elephant-man » Merrick (personnage réel immortalisé par le film éponyme : « I am not an elephant! I am not an animal! I am a human being! I am a man! »).
C'est a un Joseph Merrick, post freak show et avec un léger complexe de supériorité voire complexe de Dieu (hindouiste), que nous avons affaire.

J'ai trouvé les enquêtes assez inégales en terme de clarté et d'accessibilité. L'ordre de mes préférences est
- Automne : palpitante,
- Hiver : flippante,
- Été : aliénante,
- Printemps : j'ai clairement pas tout compris.

Mon conseil : à lire à coté de Wikipedia (ou d'une encyclopédie à l'ancienne) pour vérifier ce qui est réel de ce qui est inventé.
Avec la Vénus anatomique et la géographie de Sherlock Holmes, on sait que la période victorienne inspire Xavier Mauméjean et c'est avec beaucoup de réalisme qu'il nous dépeint cette ambiance très particulière.

Par contre, le truc qui m'a complètement échappé ce sont les 4 illustrations avant chaque enquête : une image de Ganesha tenant dans chaque main (et il en a beaucoup !) des indices concernant l'investigation placée au dessus d'une partie croissante d'une carte de tarot. Pourquoi la carte de la tour ? Quelle est la signification du crâne en dessous de Ganesha ?

De Xavier Mauméjean, on pourra lire aussi : 

La citation du jour (que je prend pour moi) : « Déjà, à cette époque, les Jack sont gens d'habitudes »

9 juin 2014

Bardes et sirènes – Collectif


Sixième anthologie officielle du festival des Imaginales d’Épinal, troisième dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust et toujours Mnémos à la publication. Six auteures, cinq auteurs, la parité est respectée.
Je l'ai déjà dit mais ce qu'il y a de bien avec ces anthologies, au-delà du traitement du thème, ce sont les auteurs que l'on découvre. Cette fois-ci, aux cotés d'auteurs « confirmés » tels que Pierre Bordage, Mélanie Fazi, Thomas Geha et Anne Fakhouri, j'ai eu le plaisir de découvrir Frédéric Petitjean, Régis Goddyn, Maïa Mazaurette et Yann de Saint-Rat. Le coté négatif, c'est qu'il va falloir que je m'intéresse à ces auteurs... Déjà qu'il y tellement de choses à lire et si peu de temps... Pfff...

Pour la petite histoire, lors d'une table ronde des Imaginales, Pierre Bordage a déclaré :
  • Que cette année le thème était exceptionnellement pourri.
  • Que cela lui à pris 48 heures pour écrire l'histoire (ça doit en énerver plus d'un!).

Ce que trouve légèrement frustrant, c'est que tous les participants à cette fournée ne faisaient pas partie des auteurs invités au festival. Bon, j'exagère peut-être, ils ont été invité mais n'ont pas pu venir parce qu'ils avaient sans doute piscine.

6 juin 2014

Le pense-bête – Fritz Leiber


Fritz Leiber est surtout connu pour pour la sage de fantasy « le cycle des épées » mettant en scène les personnages de Fafhrd et Souricier Gris. La collection Dyschroniques des éditions Le Passager Clandestin nous ré-offre une nouvelle datant de 1962, dont la dernière publication en France date de 1986.
En pleine guerre froide et bien loin des standards de la fantasy, cette histoire de science-fiction pure et dure nous présente les impacts sociétaux d'une invention destinée au départ à nous rappeler des trucs, une espèce d'assistant personnel quoi !

Remplacez ces mémorisateurs par une invention technologique de notre ère devenue indispensable comme le smartphone et comme moi, vous aurez froid dans le dos et espérerez que cette nouvelle n'est pas visionnaire. Une bonne piqûre de rappel.

3 juin 2014

Dark Moon – David Gemmel


Dans un monde où les humains sont la dernière race, un peuple destructeur fait sa ré-apparition. Charge aux héros, équipe d'éléments très dissemblable (une stratège de génie, un mercenaire schizophrène et un musicien-poète), de sortir l'humanité toute entière de la panade où elle s'est fourrée. C'est un sale boulot mais il faut bien que quelqu'un le fasse.

J'apprécie les romans de David Gemmel non pas pour leur dimension philosophique et les maints questionnements à propos de la vie, l'univers et le reste (42 !), mais au contraire parce qu'en les lisant, on oublie tout le reste : les corvées, les impôts, les factures. Tout cela disparaît au profit d'une histoire certes manichéenne mais très bien narrée (avec son lot d'atrocité). Jouissif.

31 mai 2014

L'opéra de Shaya – Sylvie Lainé


Sylvie Lainé est une nouvelliste trop rare (ici, , et encore ... Des petits bouquins... Donc je maintiens l'adjectif « rare ») pour passer à coté d'un recueil. Comme d'habitude, c'est Actu SF qui publie. Il contient quatre nouvelles dont deux précédemment parues dans l'anthologie Contrepoint et l'anthologie Utopiales 2013 (toujours chez Actu SF, le premier étant gratuit pour pour l'achat de deux livres Actu SF... Donc, si vous achetez le second avec l'Opéra de Shaya... Dans la limite des stocks...).
La première nouvelle, qui donne son titre au recueil, est certainement (je ne peux pas l'assurer à 100% mais j'y crois dur comme fer) la plus longue jamais écrite par l'auteure. Pas loin de 90 pages où l'auteure nous montre une fois de plus une grande sensibilité. Elle aborde avec un grand soin la recherche de sa place dans l'univers, le rapport à l'étranger et le don de soi.

À noter aussi, une interview de Sylvie effectuée par Jean-Marc « Mais qu'est ce qui t'es passé par la tête en écrivant cette histoire, Sylvie ? » Ligny qui nous en apprend beaucoup.

28 mai 2014

Imaginales d'Épinal – cuvée 2014


Échaudé par mon expérience de l'année dernière j'avais prévu cette année :
A – mes lunettes de soleil,
B – un parapluie,
C – une valise à roulette,
D – un hôtel à proximité.
Au final, bien m'en a pris et j'ai eu l'utilité de tous ces items.

Jour 1 (Jeudi) : Après un voyage à une vitesse de pointe de 320 km/h (vive le TGV!), débarquement, invasion de l'hôtel et première visite sur le lieu des hostilités (utilisés : B, C, D). Après un trajet hôtel – parc accompagné de Karim Berrouka, première surprise : ils ont installé des stands à l'extérieur ! Le darwinisme et la météo virile ne jouent pas en leur faveur.
Le tableau de chasse de cette première journée est composé de Karim Berrouka, Thomas Geha, Sylvie Lainé, Charlotte Bousquet et Pierre Pevel.

Jour 2 (Vendredi) : Je ne peux m'empêcher d'être fier de mon choix de résidence, le trajet à pied fait à peine 10 minutes et il me permet d'apprendre les drapeaux d'Europe et des Vosges (quelques jours après, j'ai tout oublié !). En errant sous le chapiteau, j'ai sauté sur l'occasion de taper la discute avec Christopher Priest qui se rafraîchissait solitairement le gosier au bar et qui m'a expliqué comment bien se sustenter dans la perfide Albion : le pub.
Les victimes du jour : Yoss, Lionel Davoust, Thomas Geha (une seconde fois car je venais d'acheter l'anthologie du salon), Anne Fakhouri, Pierre Bordage, Johan Heliot, Juan Miguel « je fais aussi des illustration » Aguilera, Samantha Bailly, Régis Goddyn, Xavier Mauméjean, Jean-Pierre « l'arlésienne » Andrevon et Carina Rozenfeld. (utilisés : A et D)

Jour 3 (Samedi) : c'est un jour de grande affluence et la température sous le chapiteau est rapidement devenue tropicale (Dieu bénisse le bar du fond). Finalement, les stands installés à l'extérieur ne sont pas si mal...
Les victimes du jour : Fabien « toujours aucun rapport avec Bernard » Clavel, Jean-Pierre Andrevon, Pierre « à qui j'avais donné rendez-vous pour récupérer Intrusions » Stolze et Jean-Philippe « dans le secteur des Jean-Philippe » Depotte.
C'est assez rare pour que le signale ici : j'ai eu l'occasion (et les ouvertures dans mon emploi du temps) d'assister à plusieurs tables rondes. Je me suis d'ailleurs fait repérer dans l'une d'entre elles en levant bien haut les bras en signe de victoire quand Sylvie Miller, présentant Thomas Geha, a indiqué avec emphase qu'il était né à Guingamp.
S'en est suivie une petite discussion avec Michel Robert avec qui je partage une forte inclinaison pour la trilogie Joe Kurtz (c'est ici, ici et ici) et une ressemblance physique incroyable . Sans oublier la petite bière avec Thomas Geha avec qui je partage un chauvinisme exacerbé. (utilisés : A et D)

Jour 4 (Dimanche) : toutes les choses ont une fin et c'est l'heure de partir. (utilisés : A et C)

Le bilan : encore un très bon cru avec de très bons souvenirs et une grande force de caractère de ma part : je n'ai acheté que 4 bouquins (dont deux qui étaient prévus). Mention spéciale aux éditions Actu SF qui assurent un excellent service après-vente.

25 mai 2014

Holly s**t !

Mein Gott ! Cela fait une éternité (du point de vue de la polymitarcyidae) que j'ai laissé ce blog en friches. Des changements plutôt chronophages dans ma vie privée et professionnelle m'ont imposé de faire des choix douloureux quant à la répartition de mon temps. Les choses revenant au calme (so far...) je vais pouvoir me remettre à mon clavier.
The bog is black !
The back is block !
The block is back !
The blag is bock !
The blog is back !
… Je commence a douter que cela soit une bonne idée...

Avertissement : Durant les quelques mois à venir je risque de répéter à maintes reprises « M'en fout, Guingamp à gagné la coupe de France » Je déteste le foot mais je suis très chauvin. Et si par malheur un commentaire arrivait à m'énerver, j'enfoncerai le clou avec : « DEUX FOIS !!! » Que les habitants d'Ille-et-Vilaine et d'ailleurs soient prévenus !